vendredi 30 mai 2008


La Paz


Pourquoi sommes-nous si heureux ? Facile ! Nous venons de survivre à la « Death Road » ! Pourquoi cet accoutrement ridicule ? Vous l’aurez deviné, on l’a fait a vélo! Bon, cette route est réputée pour être vraiment dangereuse, mais cela aurait manque de piquant si nous avions eu un temps parfait… Neige, brouillard et pluie sont donc venus nous aider un peu !

Juste un brin de brouillard !

Plus que menacer nos vies, le brouillard nous a surement sauvés un peu… Les quelques fois ou nous nous sommes arrêtes et que nous regardions le vide, il était en effet préférable de ne pas savoir !! Les guides nous montraient les différentes choses à voir « la, c’est un camion en 2002, la un bus en 2001, et la, un américain qui a rate son virage la semaine dernière… » Tout va bien se passer, tout va bien se passer !


Ca ne se voit peut etre pas, mais il s'agit bien de velos la haut, en haut du precipice !

Je sais, je sais… J’en entends déjà dire « Elle nous avait dit qu’elle le ferait pas… elle disait que c'etait trop dangereux...» Mais c’était trop tentant. Finalement en plus, c’est nous qui choisissons notre vitesse. Les vélos ont des freins, a nous de les utiliser. Parce qu’il ne s’agit que de descente… plus de 60km !! Et j’ai rencontré beaucoup de gens qui ont dit que c’était formidable, et ca l’est ! C’est sur cette route que j’ai vu les plus beaux paysages de Bolivie. Oui, parce qu’éventuellement, le brouillard s’est levé pour laisser une vue magnifique sur les montagnes environnante. Non, vraiment, je conseille cette « petite balade » qui en plus d’être éblouissante donne un peu d’adrénaline !

Vue magique qu'offre la Death Road


Mais bien sur La Paz, ce n’est pas que la Death Road. C’est une citée magique et qui fait rêver. Oula ne vous méprenez pas, je ne suis pas tombée amoureuse des villes, non, je n’ai pas changé a ce point. Mais le paysage observable depuis la ville est épatant. Le centre est dans une cuvette. Sur les bords de cette cuvette, des multitudes de maisons qui s’accrochent solidement. Et en haut de la cuvette, sur le haut plateau (4100m quand même...) une ville qui s’étend a perte de vue.

Et au loin, parce que c’est presque ca le plus important... Des montagnes ! La Cordillera Real. Cette cordillère qui offre des possibilités d’excursions magiques.


La Cordillera Real...

Et ca y est, vous avez compris… Il fallait que je le tente… Huayna Potosi. 6088m. C’est parti pour trois jours. Premier jour, acclimatation a l’altitude. Pour cela, cascade de glace. YES !! Ma première fois ! Et bien, je peux vous dire que je ne faisais pas la fière avec les crampons et piolets à me dire que tout mon poids tenait sur l’extrémité pas bien longue de ces derniers… Il faut avoir une sacrée confiance dans le matériel sans oublier la confiance dans la personne qui assure en bas ! Superbe première expérience.

Ma premiere cascade de glace!

Puis un petit dodo SOUS la tente… Oh, on n’est pas très haut, juste 4700m… Inutile de dire que j’ai eu froid une très très grande partie de ma nuit. Au réveil, l’eau des alentours est gelée… Il faut vraiment être débile pour dormir dehors par ces températures !!

Deuxième jour, on monte doucement jusqu’au refuge qui est a a peu près 5200m. Puis pas grand chose… Je rencontre les autres fous qui sont venus faire l’ascension. On discute, on se repose, on discute et on remange avant l’extinction des feux à 18h.


Petite vue du refuge

Le lendemain, levai a 2h. On est en retard. Avec mon guide, on voulait se lever a minuit pour partir vers les 1h… Tant pis. Et c’est parti. On a tous les crampons et piolet.

Au leve du jour, juste avant 6h.

Tout le trajet jusqu’au sommet est dans la neige. On marche doucement, mais surement. C’est haut, c’est loin. L’air est rare. Les lumières de nos frontales dansent dans la nuit. On ne voit rien d’autre. Passe une heure, puis deux, puis trois, puis quatre et j’en peux plus… Je suis extenuée. La marche à plus de 5000m n’a rien à voir avec celle faite plus bas. J’ai du mal à respirer. J’essaye de me motiver, de m’insulter. Mais rien n’y fait, je n’en peux plus, et il faut encore redescendre. Pendant que mon guide va donner mon appareil photo a un autre guide qui continue de monter, je fonds en larme. Je me sens honteuse de ne pas être arrivée jusqu’en haut. Je suis tellement déçue. Je pleurerai pendant toute la descente. Le jour s’est levé au moment ou j’abandonnai et je fais donc la descente en voyant ce que j’ai monté.

La montagne qui s'illume en orange avec les premiers rayons du soleil

D’abord, ca me fait peur. On est passe juste a cote d’énormes crevasses. Dans le noir, je ne me suis doutée de rien ! Et puis je commence à réaliser que je suis quand même montée jusqu'à 5800m… 5800m, c’est comme presque 1000m au dessus du Mt Blanc… C’est déjà pas mal en fait ! Et puis de jour, je me rends mieux compte de tout ce que j’ai monté ! Moi qui ne pensais n’avoir fait que quelques mètres, je trouve que finalement, j’ai quand même bien marché. Je retrouve donc le refuge vers les 7h, extenuée, déçue, vraiment déçue, mais plus trop honteuse. Je suis contente de ce que j’ai fait. Et puis je me dis que pour ma première vraie fois en montagne, avec nuit en refuge et levé à une heure insensée, je ne me suis finalement pas si mal débrouillée. En tout cas, le nom du Huayna Potosi, croyez moi est encrer dans ma mémoire pour un bout de temps et cette expérience est a jamais inoubliable !

Le Huayna Potosi...

Et puis vous me connaissez… je l’aurai ma revanche... Je ne sais pas encore quand et ou, mais je l’aurai... Affaire a suivre !

2 commentaires:

le Doude a dit…

Une nouvelle fois, tes photos sont top... et pour le 6000m, t'inquiète pas, tu peux déjà programmer ta revanche pour la Cordillera Blanca et le mont Pisco au Pérou...
allez, à plus plus
que te vaya bien la Rubia

Allimant a dit…

T'arrêtes de te fouetter!!! 3 semaines de voyage en espagne à l'arrière d'une espace tu as de quoi être fière; alors à coté de ça, l'ascension de ta petite colline... Gros Bisous nLN