Le Machupicchu, ce n’est pas quelque chose d’ordinaire. C’est quelque chose qui se mérite. Il faut en baver, suer pour pouvoir l’atteindre et le voir. Pas de doute sur la sueur, elle était bien la !
Le trek le plus populaire pour aller jusqu’au Machupicchu est l’Inca Trail. Malheureusement, avec le nombre de touristes, il faut désormais réserver plus de 4 mois en avance. Ne sachant pas ce que je fais le lendemain, réserver mon trek aurait été une contrainte plus qu’autre chose. J’ai donc choisi un autre trek. Le Salkantai trek qui est plus long et en kilomètres et en temps, mais qui est nettement moins fréquente que l’Inca Trail (ils sont tout de même 500 sur le chemin par jour... !) et sûrement tout aussi magnifique.
Histoire de se mettre dans le bain, le départ est donne à 4h le premier matin depuis Cusco. Apres un peu de bus, on retrouve le début de la randonnée et je fais la connaissance de mes compagnons de voyage. Une équipe extra. Tous dans la même tranche d’age. On s’entendra a merveille.
Le trek nous fera passer par des paysages de toute nature et de toute sorte. Alors que le départ se fait sous un soleil de plomb et un paysage très sec, les montagnes au loin pointent leur nez.
Apres ce paysage digne des Alpes, c’est dans la pré foret amazonienne que l’on plonge les deux jours d’après. Dans une vallée, une végétation très dense, des fleurs superbes, un court d’eau dans le fond. On marche en discutant, en rigolant, presque une atmosphère de colonie de vacances !
Le troisième soir, on est récompensé par une soirée dans des thermes. Pendant nos jours de marche, il a fait beau, très beau et ces termes permettent aussi un petit décrassement qui est bienvenu !
Thermes dans un decors de reve !
Le dernier jour de trek, on sent la pression monter. On marche de plus en plus vite. On est tous très impatients, ça se sent. On parle moins, on sait que le lendemain, ça y est, on le verra. Certains sont venus au Pérou juste pour lui.
Encore un paysage different !
Mais ce n’est pas encore gagne ! Lever a 3h30 pour un depart a 4h30... Je vous ai prévenu, ça se mérite ! Depuis la ville à son pied, on a 1h de marche pour arriver au sommet. Une heure d’escalier. Mais attention, pas comme l’escalier conçu par votre architecte qui a pris soin de faire des marches bien carrées et égales... Certaines font plus de 60cm de haut. On est dans le noir le plus complet. Certains ont des frontales, d’autres pas. Mais la encore, on sent la tension. Il ne doit pas faire plus de 15degres et on est tous en tee-shirt, trempés. On monte presque en courant. Notre guide avait prévu plus d’une heure pour les marches, mais à croire que notre impatience a eu raison de notre forme et nous arrivons en 45 minutes devant l’entrée du Machupicchu. On passe les grilles et après le passage derrière un mur, c’est le « waouh » de tout le groupe. Les ruines sont la devant nous. Dans le fond, le Huayna Picchu.
On reste sans voix...
Bien que la visite nous donne un petit aperçu de l’histoire de ce site, tellement d’énigmes restent encore suspend. Pourquoi ? Comment ? Qui ? Il n’y a que quelques suppositions. C’est vraiment troublant.
En s’éloignant du site principal, on part aussi a la découverte d’un vieux pont inca. Il est la, accroche au flan de la montagne avec au moins 300m de vide dessous... Mais le chemin inca que l’on peut encore deviner est encore plus insensé. De la ou l’on est, on ne lui donne pas plus de 50cm de large... et toujours avec 300m de vide dessous. Une chose est sure, ils ne devaient pas avoir le vertige !
Vous voyez le petit chemin en vert, et bien c'est bien le chemin qu'ils empruntaient !
Ce Machupicchu... Le silence qui règne sur le site malgré le nombre de visiteurs est troublant. On sent que personne ne vient ici sans en être perturbe, bouleverse. Une telle énergie se dégage de ce site. Il n’y a pas de mots.
1 commentaire:
Bon, eh bien si tu rentrais maintenant ?
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