Perdue? Si peu ! De quoi est ce que je parle? De la fameuse Cité Perdue en Colombie. Elle porte bien son nom, il faut 3 jours de trek pour l’atteindre. Mais attention, le trek vaut presque plus le coup que la cité en elle même... Je m’explique.
Je suis donc partie avec un petit groupe. La chance nous sourit dès le début puisque deux personnes annulent au dernier moment et de ce fait, nous ne sommes que 4 plus le guide et le cuisinier. Deuxième coup de chance, je suis avec des gens exceptionnels… Les 3 Israéliens qui se connaissaient déjà d’avant mais qui m’ont complètement intégrée et le courant est passé tout de suite. Vient ensuite le cuisinier. Il nous a fait rire toute la première journée à le voir porter délicatement ses œufs. Et franchement, on a très très bien mangé tout au long du trek ! Et le top du top... le guide. Un ange appelé Gabriel. Attentionné, gentil, prévenant. Il nous aurait porté sur son dos si on lui avait demandé.
Voila donc l’équipe (de gauche a droite): Eran, Oded, Cristian (cuisinier), Gabriel et Yonatan.
On a faim, on s’arrête, on se trouve un indigène perdu au milieu de rien, on lui prend un ananas, deux trois coups de machette et hop le 4h est servi ! Et puis c’est pas les ananas de chez nous sans goût et sans jus... Succulents !
Il ne faut pas non plus oublier nos nuits dans les hamacs, avec en prime pour reveil matinal de majestueux levers de soleil...
Des paysages à couper le souffle. On marche vraiment dans des tous petits chemins. Au détour de quelques centaines de bananiers, on trouve une hutte.
Cherchez la hutte... si si, y en a une !!
C’est un autre monde, une autre mentalité. On ose à peine déranger, perturber leurs vies ne serait ce que pour 5 minutes. On ne se sent pas à notre place, pas comme il faut, comme quelqu’un en costume trois pièces qui va à la campagne chercher les champignons... Mais c’est des moments magiques. De simples sourires échangés, de simples mains tendues.
Un peu de lance pierre avec les locaux...
Le troisième jour, après un petit pic nique sur les bords de la rivière et 4h de marche, les choses sérieuses commencent… On a plus de 1600 marches à gravir…
Doucement mais sûrement et en fait, en moins d’une demie heure on était tous en haut et bien accueillis... 50 militaires sont chargés de la sécurité de la Cité Perdue. On arrive juste quand il y a un roulement... 100 militaires seront là pour assurer notre sécurité, on va pouvoir dormir sur nos deux oreilles! La Cité est absolument gigantesque.
Sur le trajet du retour, le groupe de 50 militaires qui rentre apres 3 mois isoles a la Cite...
Pas plus de 50 touristes ne sont autorisés chaque jour et donc sans les militaires, on aurait presque l’impression que c’est nous qui la découvrons pour la première fois! Vu la couche de mousse de partout, ce pourrait tout à fait être plausible !
Il ne reste pas grand chose à part ces grandes plateformes circulaires entourées de pierres. C’est sur ces dernières qu’étaient construites les maisons. On fera un peu le tour de la cite, perdue dans les arbres, ça me donne une petite idée de ce que devait être le Machu Picchu avant que tout ne soit déblayé et que des centaines de touristes journaliers viennent en visite…
On pourrait rester des jours et des jours à la Cité, a méditer sur le monde, jouer aux cartes, se baigner dans les rivières, etc etc, mais un petit animal peut très vite rendre le séjour l à haut impossible et vous pousser à partir… il s’agit bien sur du moustique ! Si je vous dis que je me suis réveillée avec une trentaine de ces derniers DANS ma moustiquaire, vous me direz bien sur qu’elle devait être trouée, certes ! Mais croyez moi, ce n’est pas la seule cause ! Ils sont de partout, ils s’infiltrent de partout et comme diraient certains, « là bas, les moustiques, y te piquent pas, y t’empalent ! »
Nous repartons le lendemain matin pour la civilisation… La blague ? C’est qu’il a plut la veille… Mousse+pluie=ça glisse énormément ! On marche tous avec une sorte de balais dans les fesses pour redescendre toutes les marches. Heureusement, aucun de nous n’a osé prendre de photos ! Histoire de corser la chose, nous n’avons que deux jours pour revenir au point de départ et bien sur, il se remet à pleuvoir. Inutile de vous rappeler que la pluie en Colombie, ce n’est pas la même pluie que chez nous… Et qui dit pluie dit boue… Encore de bons fous rires avec les chutes ! Et comme à l’aller, on reste bouche bée devant le paysage.
Bref, une vraie bonne ambiance et encore un trek gravé à jamais dans ma mémoire !
1 commentaire:
Sympas les copains, hum ...
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